Le 14 mars dernier, les Terminales Métiers du Commerce et de la Vente ont participé en tant que classe-jury, à distance, à la finale de la 28ème édition du concours des plaidoiries des lycéens pour les Droits Humains, organisée par le Mémorial de Caen.
Les élèves se sont pleinement investis dans leur rôle : l’écoute attentive des plaidoiries des 14 lycéens sélectionnés pour la finale, parmi plus de 1400 candidats français et francophones, afin d’en désigner le vainqueur.
L’expérience a été enrichissante mais ardue. Enrichissante parce que les atteintes aux Droits Humains, que les finalistes ont choisi de dénoncer, sont récentes et impliquent des pays du monde entier, dictatures, bien sûr, mais aussi démocraties. Les sujets, qu’il s’agisse du sort réservé aux femmes afghanes ou iraniennes, des arrestations arbitraires en Biélorussie ou encore des dysfonctionnements de l’ASE en France, renseignent sur des situations parfois méconnues des lycéens et les progrès qu’il reste à faire quant au respect des Droits Humains dans le monde actuel. Ardue parce que l’objectivité est de mise. Désigner un vainqueur, c’est d’abord juger de la qualité de l’argumentation produite, des références à des faits précis, documentés, textes juridiques à l’appui. Les élèves ont écouté attentivement, sans se laisser submerger par leurs émotions, sans favoriser les thèmes pour lesquels ils auraient eu une inclinaison naturelle. Ils ont accompli cette mission difficile avec le plus grand sérieux bien que tous aient été impressionnés par l’éloquence des 14 finalistes, leurs pairs, qu’il a bien fallu départager.
« Ça me met en colère ! », déclare Camille, à l’heure du bilan de cette journée particulière. « Il faut renouveler l’expérience avec d’autres classes » ajoute l’un de ses camarades. Au-delà de l’intérêt indéniable de leur participation, pour des lycéens qui seront confrontés à l’exercice de l’argumentation et de la prestation orale à l’examen du baccalauréat, c’est sans doute, et plus encore, l’ouverture au monde du citoyen en devenir qui importe. Qui de mieux qu’un jeune engagé dans ce combat si essentiel des Droits Humains pour convaincre un autre jeune que sa voix est cruciale pour bâtir un avenir plus juste, plus humain ? Le message semble avoir été bien reçu par les TMCVA.